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Le CGE salue la mobilisation de la communauté financière envers la relève

17.06.2016 – 10:27 – RICHARD CLOUTIER

Le Conseil des gestionnaires en émergence (CGE) a souligné l’appui de la communauté financière du Québec envers la relève entrepreneuriale en gestion, lors de son bilan annuel.
« La mobilisation et l’implication de membres clés de la communauté financière, dans le but de bâtir une relève forte, ont été un facteur important cette année et de nombreux allocateurs d’actifs sont davantage sensibilisés à l’écosystème des gestionnaires émergents », a indiqué Geneviève Blouin, la présidente du conseil du CGE, lors de son cocktail annuel, jeudi, au Musée McCord.

Pour illustrer son propos, Geneviève Blouin a évoqué l’implication de l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans la production d’un manuel de conformité au bénéfice des gestionnaires en émergence, ainsi que le soutien continu de Finance Montréal. De même, elle a salué l’ouverture envers le CGE de différents groupes, incluant CFA Montréal et le Conseil des fonds d’investissement du Québec (CFIQ).

Marie Hélène Noiseux, professeure au département de finance de ESG UQAM et membre du conseil d’administration du Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PGEQ), a souligné pour sa part que la valeur du fonds atteignait maintenant 250 millions de dollars (M$).
« La distribution des mandats de gestion du PGEQ s’est amorcée en février dernier dans le cas de la solution alternative. En ce qui a trait à la solution traditionnelle, la distribution se fera dans les prochains jours, ci ce n’est dans les prochaines heures », a-t-elle dit.

Le cocktail annuel a aussi permis au CGE d’évoquer le lancement de trois indices destinés à mesurer la performance d’une soixantaine de fonds gérés par des membres. Étienne Thomas, directeur du projet, a confirmé que la publication des indices de performance est prévue pour le mois d’octobre, vraisemblablement en marge d’un événement d’introduction au capital. La conception de ces indices s’effectuera avec la collaboration de Finance Montréal et de Fundata Canada.

En ce qui a trait à l’événement d’introduction au capital prévu en octobre prochain, Geneviève Blouin a confirmé qu’il réunirait essentiellement des allocateurs d’actifs provenant de l’Europe et des États-Unis. « L’événement permettra à des gestionnaires locaux de présenter leurs solutions d’investissement dans un contexte idéal », selon elle.

http://www.finance-investissement.com/nouvelles/industrie/le-cge-salue-la-mobilisation-de-la-communaute-financiere-envers-la-releve/a/63042

Trois indices suivront la performance des gestionnaires en émergence

16.06.2016 – 10:09 – RICHARD CLOUTIER
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Le Conseil des gestionnaires en émergence (CGE) prévoit lancer trois indices mesurant la performance d’une soixantaine de fonds gérés par ses membres.

L’annonce sera faite jeudi, en marge du cocktail annuel du CGE. Il s’agit des indices CGE-EMB Fixed Income Index, CGE-EMB Alternative Investments Index, et CGE-EMB Stock index.

La publication des indices de performance est prévue pour le mois d’octobre. Pour y parvenir, le CGE bénéficie du soutien de Finance Montréal et de Fundata Canada.

Fundata Canada va notamment être impliqué dans la construction des indices, en plus de « s’assurer par la suite de leur pérennité et de l’ajustement de la pondération lorsqu’il y aura des mouvements parmi les fonds composant les indices », indique Étienne Thomas, directeur du Projet – Indice CGE.

Les gestionnaires devront avoir moins de 1 G$ d’actifs sous gestion (Actions et placements Alternatifs) ou moins de 5 G$ d’actifs sous gestion (Titres à revenus fixes) pour être éligibles, selon l’indice. « Cela est dû au fait de la rareté des gestionnaires de titres à revenus fixes et de la nécessité pour les gestionnaires d’avoir beaucoup d’actifs sous gestion pour couvrir leurs charges », précise Étienne Thomas.
Les indices seront mis à jour mensuellement et seront équipondérés, « l’objectif étant de faire en sorte qu’un petit gestionnaire de fonds ait la même importance dans l’indice qu’un plus gros gestionnaire qui se rapproche du milliard de dollars sous gestion », selon Étienne Thomas.

Il indique que 38 gestionnaires membres du CGE sont inscrits auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

« Nous avons envie de créer un engouement auprès de ces fonds et créer un benchmark CGE (un point de référence), souligne Étienne Thomas. Nous espérons au final que ça va permettre à ces fonds d’être sélectionnés à titre de classe d’actif par les institutions et les grands investisseurs. »

Pour Étienne Thomas, ce projet d’indices est d’autant plus intéressant « qu’il n’existe aucun indice de performance dédiée aux gestionnaires émergents à l’échelle mondiale. Même aux États-Unis, on ne retrouve pas d’indice traquant la performance de gestionnaires ayant moins de 1 G$ sous gestion, parce que là-bas pour être émergents, on parle davantage d’actif sous gestion de moins de 5 G$ ».

Étudiant de maitrise en finance à HEC Montréal, Étienne Thomas s’implique depuis plus d’un an auprès du CGE à titre de bénévole. Il dirigera d’ailleurs la conception des trois indices sous la supervision de deux professeurs de HEC Montréal.

Il ne s’en cache pas, il rêve d’ouvrir éventuellement son propre « Hedge fund ». Français d’origine, il est établi au Québec depuis maintenant près de cinq ans.

« Montréal est un petit écosystème financier au sein duquel se retrouvent des experts dans à peu près chaque domaine de la finance et j’ai envie de contribuer à cet écosystème, signale-t-il. Ce qui est fascinant, c’est cette accessibilité à l’information et à la connaissance que tu ne peux pas forcément ressentir dans de plus grandes villes. Géographiquement, Montréal est super bien située et l’esprit d’entrepreneuriat s’y nourrie très aisément, ce qui n’est pas le cas en France, par exemple. »

http://www.finance-investissement.com/nouvelles/industrie/trois-indices-suivront-la-performance-des-gestionnaires-en-emergence/a/63035

 

Global Alpha fait sa marque aux États-Unis

10.02.2016 – 16:07 –

PAR RICHARD CLOUTIER pour Finance et Investissement

Gestion d’actifs Global Alpha compte déjà deux gros mandats institutionnels au sud de la frontière. Par l’entremise de consultants locaux, la société de gestion de placements indépendante de Montréal sollicite les clients institutionnels américains depuis bientôt quatre ans.
« Nous avons obtenu un premier mandat en septembre 2013 avec la New York Common Retirement System, qui est la deuxième plus grosse caisse de retraite aux États-Unis. Deux ans plus tard, de nouveau par l’entremise d’un consultant de Philadelphie appelé FIS Group, elle a beaucoup augmenté le montant qui nous avait d’abord été confié », raconte Robert Beauregard, chef des placements de Gestion d’actifs Global Alpha, dans le cadre d’un entretien avec Finance et Investissement.
Puis, en mai dernier, par l’entremise du consultant californien Legato Capital Management, Global Alpha a obtenu un deuxième mandat significatif. Il fut confié, cette fois, par la California Public Employees’ Retirement System (CalPERS), qui est le gestionnaire de fonds institutionnels de l’État de la Californie.

Ces deux importants mandats américains représentent approximativement 45 % des actifs sous gestion de Global Alpha. Un autre 40 % de ses actifs sous gestion provient de clients canadiens du Groupe financier Connor, Clark & Lunn, une société de gestion de placements torontoise dotée d’une structure multientreprises à laquelle est affiliée Global Alpha.

L’actif sous gestion restant est partagé entre différents clients locaux, incluant des fondations ainsi que Bâtirente, le régime de retraite des membres de la CSN, qui est aussi le premier client institutionnel québécois ayant confié un mandat à Global Alpha.

« Les gens de Bâtirente n’ont jamais hésité à faire confiance à des gestionnaires locaux, par exemple Hexavest, Van Berkom et associés, et maintenant nous, et ils en ont toujours retiré d’excellents résultats », estime Robert Beauregard.

C’est d’ailleurs Vital Proulx, président et cochef des placements d’Hexavest, ainsi que son équipe qui ont démystifié l’écosystème des gestionnaires émergents américains auprès des dirigeants de Global Alpha.

« Hexavest a obtenu son premier mandat aux États-Unis à travers un programme de gestionnaires en émergence et c’est ce qui a véritablement lancé la firme. Ils nous ont donc mis en contact avec des joueurs de cet écosystème et nous vivons aujourd’hui les suites de ce transfert d’information », constate Robert Beauregard.

Aux États-Unis, la plupart des grandes caisses de retraite allouent de 1 à 4 % de leur actif à des programmes de gestionnaires en émergence, mentionne Robert Beauregard. Il évalue à plus de 100 G$ l’actif ainsi disponible.

« CalPERS à elle seule investit plus de 4 G$ dans ce type de programme », illustre-t-il.

Pour avoir accès à ces fonds, les gestionnaires en émergences doivent se qualifier auprès de consultants qui servent d’intermédiaires entre eux et les grands investisseurs institutionnels.

« Il ne faut pas croire qu’en participant à de tels programmes, les grandes caisses de retraite cherchent à se donner l’allure de bons citoyens corporatifs. Beaucoup de littérature démontre que cette portion des actifs gérés par les gestionnaires émergents obtient de meilleurs rendements ajustés pour le risque que ceux obtenu par les autres gestionnaires », souligne Robert Beauregard.

Global Alpha vient par ailleurs d’être sélectionnée comme finaliste au titre de gestionnaire émergeant de l’année aux États-Unis par Emerging Manager Monthly.

La société, qui se retrouve parmi les finalistes dans la catégorie « actions internationales », a été sélectionnée au terme d’un processus d’analyse considérant ses rendements par rapport à l’indice et à la performance des compétiteurs, ainsi que la croissance de l’actif dans la stratégie qui lui est propre.

Au départ, 424 firmes ont été retenues aux fins de l’analyse et 21 d’entres-elles se retrouvent maintenant finalistes dans l’une ou l’autre des sept catégories. Les lauréats de la 10e édition de cet événement reconnaissance seront dévoilés le 6 avril.

Fondée en 2008, Global Alpha se spécialise dans la gestion de portefeuilles se composant de petites capitalisations mondiales et internationales. La société emploie une méthode de construction de portefeuille combinant une approche ascendante, un point de vue mondial, un contrôle des risques et un faible taux de rotation.

« Ça nous fait énormément plaisir d’avoir été sélectionné et cela nous apporte une très belle validation auprès du marché », signale Robert Beauregard.

Initiatives québécoises

Bien qu’il se réjouisse de la sélection de Global Alpha comme finaliste au titre de gestionnaire émergeant de l’année aux États-Unis, Robert Beauregard ne croit pas que cette nomination va accélérer significativement sa percée sur les marchés américains.

« J’aimerais dire oui, que ça va entraîner beaucoup de retombées rapidement. Nous avons d’ailleurs reçu plusieurs appels en provenance des États-Unis et nous constatons un intérêt, autant pour la classe d’actifs que pour notre firme. Toutefois, en 2013, après avoir obtenu notre mandat avec la New York Common Retirement System, ce ne fut pas le cas, ni en 2015 avec notre mandat auprès de CalPERS », signale Robert Beauregard.

Global Alpha, qui est membre du Conseil des Gestionnaires en Émergence (CGE), un organisme à but non lucratif dont la mission consiste à promouvoir et contribuer à la croissance des gestionnaires émergents du Québec, demeure également très présente au Québec. Sa direction se réjouit des différentes initiatives qui sont actuellements mises en œuvre au bénéfice des gestionnaires en émergences, à commencer par le Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PGEQ).

Lancé à l’initiative du Chantier entrepreneuriat de Finance Montréal, qui est justement piloté par Vital Proulx, avec la collaboration notamment de Stéphane Corriveau, président et directeur principal d’AlphaFixe Capital, le PGEQ vise à confier des mandats de gestion à des firmes québécoises en démarrage ou de petites tailles afin de les aider à percer le marché institutionnel. Le fonds initial réunit un actif de plus de 200 M$ financé par différentes caisses de retraite et réparti entre une stratégie de type traditionnel et une stratégie de type alternative.

« Global Alpha est l’un des gestionnaires retenus dans le cadre du PGEQ. Ça nous donne une autre reconnaissance et j’espère que cela va nous ouvrir de nouvelles portes au Québec, lance Robert Beauregard. Plusieurs firmes de consultants ont été impliquées dans la sélection des gestionnaires et j’ose croire que s’ils t’ont déjà validé une fois, il leur sera plus facile de te recommander à d’autres clients lorsqu’ils seront amenés à les conseiller sur des choix de gestionnaires ».

Pour Robert Beauregard, le talent ne manque pas à Montréal et au Québec. « Lorsqu’on analyse les produits qui sont offerts au Québec, nous retrouvons des gestionnaires capables de gérer de façon crédible à peu près toutes les classes d’actifs, et dans les faits, les caisses de retraite ont accès par l’entremise de firmes locales, à peu près à tous les produits possibles. »

Toutefois, bien que les programmes en place au sud de la frontière aient de quoi inspirer, rares sont les caisses de retraite au Canada qui confient une portion de leurs actifs aux gestionnaires en émergences. À cet égard, le PGEQ est une initiative d’exception.

« Bien sûr, lorsque tu sièges sur un comité de caisse de retraite, tu dois concilier ton devoir de fiduciaire avec le fait que, toute chose étant égale par ailleurs, il pourrait être intéressant de confier un mandat à un gestionnaire local. Ça demeure un point de réflexion, au même titre qu’un donneur d’ordre du secteur public doit réfléchir à la pertinence de maintenir la règle du plus bas soumissionnaire. Et je ne prétends pas avoir de réponse », précise Robert Beauregard.

Il espère maintenant que le PGEQ connaisse un grand succès, bien que l’enjeu pour la suite des choses ne fasse qu’accentuer la pression sur le programme de Finance Montréal.

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