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Macroéconomie et diversité du capital humain chez Investissement Mount Murray

Au cours de sa vaste expérience acquise auprès de diverses sociétés reconnues, Vincent Dostie a occupé le rôle de vice-président des investissements au sein d’un bureau de familles multiples.  Il y embauchait les gestionnaires de portefeuille, assurait le développement des affaires et supervisait l’allocation d’actifs pour une quarantaine de familles fortunées du Québec.  Il demeurait intéressé par l’analyse et la prise de décisions d’investissement, alors son projet phare était de fonder une firme de gestion d’actifs indépendante. Les premières rencontres d’équipe de cette jeune entreprise montréalaise, incorporée en 2016, ont eu lieu sur le mont Murray, l’une des trois collines du Mont-Royal.

Vincent Dostie; Président et
Co-Chef des placements

C’est avec deux anciens collègues de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) que Vincent a fondé Investissement Mount Murray. « Il faut une bonne dose de courage pour se lancer en affaires de façon indépendante, et avoir eu la chance de travailler auparavant au sein de startups en placement a été extrêmement enrichissant pour moi, me permettant d’évoluer vers ce choix important », souligne le président et co-chef des placements de la firme. 

Le défi intellectuel que représente l’investissement a été un facteur décisif pour Vincent lorsqu’il a ciblé son champ d’expertise. La constante évolution des marchés, le travail analytique et de recherche sans bornes, le plaisir de mettre ses idées en œuvre, voilà ce qui l’a incité à faire carrière dans ce secteur. « T’as la piqûre quand tu te retrouves à la CDPQ, où toutes les ressources du monde sont à ta portée pour tirer ton épingle du jeu dans le marché des investisseurs mondiaux », explique-t-il. « On le voit quand on parle à des jeunes diplômés que c’est un domaine qui fait en quelque sorte rêver, dans la mesure où tu peux vraiment te dépasser si tu es bien organisé et ton travail est efficace. »

Point de vue évolué

C’est dans le cadre de ses expériences avec des entreprises en démarrage que Vincent a eu l’idée d’investir davantage dans les marchés émergents, une stratégie clé pour Investissement Mount Murray à ce jour. « Keith Porter, co-chef des placements de l’entreprise, était responsable d’une grande équipe qui investissait dans ces marchés à la CDPQ », relate Vincent. « C’est une expertise assez rare à Montréal et c’est intéressant pour les investisseurs de pouvoir consulter directement un gestionnaire local d’expérience pour élucider ce que sont au juste les marchés émergents », mentionne-t-il. « Par ailleurs, pour un gestionnaire d’actifs qui place des montants importants pour des clients, c’est toujours apprécié d’avoir une idée des gens avec qui on investit, ce qui est plus facile quand on fait affaire avec une firme locale. »

La culture organisationnelle très inclusive est un autre atout d’Investissement Mount Murray. Pour créer une équipe aux compétences variées, elle porte une attention particulière aux postulants qu’elle choisit et à leur implication aux discussions internes. « Chacun a sa place, quel que soit son niveau d’expérience, et je dirais qu’on a une vision moderne en matière d’investissement », précise Vincent.

La firme vise l’intégration structurée de grandes quantités de données à son analyse macroéconomique, selon une approche descendante ou top down, en plus de la recherche fondamentale qu’effectue son équipe d’analystes et de gestionnaires sur les compagnies en portefeuille. « Les marchés émergents touchent de nombreux pays différents aux quatre coins du monde, et il y a selon nous de la valeur ajoutée à obtenir avec une structure macroéconomique solide permettant d’identifier certaines régions qui sont parfois plus porteuses », explique le président d’Investissement Mount Murray.

De plus, à titre de gestionnaire de portefeuille émergent, la firme adopte naturellement une perspective innovante car elle développe présentement ses propres méthodes et processus, ainsi que son équipe. « Beaucoup d’études démontrent que les gestionnaires de portefeuille émergents génèrent de meilleurs rendements que ceux qui ont des actifs plus établis », souligne Vincent.

Fidèle à une approche bien ancrée dans les réalités actuelles, Investissement Mount Murray aborde dans son dernier bulletin d’information la priorité accordée à la crise climatique par le nouveau président américain. « Nous aimerions penser que 2020 a été l’année de la consécration de l’approche ESG. Ce nouvel accent bénéficiera à différents domaines de nos portefeuilles. »

Pics de valeur pour le client

Comme ses concurrents de l’industrie, la firme doit composer avec la pression à la baisse sur les frais en gestion d’actifs. « Cela découle en partie des investissements passifs, c’est-à-dire les fonds négociés en bourse (FNB) », indique Vincent. Puisque l’entreprise se spécialise dans les marchés émergents et vise l’ajout de valeur significative par rapport à son indice de référence, analysant les risques et adoptant une vue à long terme, elle peut justifier ses frais actuels. « En fait, il faut se poser la question si au cours d’un cycle boursier complet, les rendements de tes clients moins tes frais sont supérieurs à ceux du marché, parce que si ce n’est pas le cas, ils auraient bien sûr mieux fait d’opter simplement pour un FNB », conclut le président de la société.

Acquérir une masse critique d’actifs sous gestion pour avoir un flux de trésorerie est bien sûr un autre défi d’une nouvelle firme de placement comme Investissement Mount Murray, et celle-ci accorde beaucoup d’importance à la recherche de talent. « Puisqu’on a une petite équipe spécialisée et que chacun y joue un rôle significatif, il est essentiel de trouver les personnes aux bons profils complémentaires et de concevoir un excellent programme d’intégration et de formation à long terme », explique Vincent. « Côté talent brut, on est chanceux à Montréal, il y a des professionnels aux compétences et aux expériences diverses, de bonnes universités, et on arrive à embaucher des gens provenant des pays dans lesquels on investit, ce qui est vraiment intéressant. »

L’un des objectifs de croissance d’Investissement Mount Murray est d’optimiser ses systèmes  analytiques afin de suivre un nombre grandissant de données, de la façon la plus efficace possible et en temps réel. La firme souhaite également mettre en place des équipes de recherche internationales, tout en maintenant une équipe centrale dynamique à Montréal. Tout cela dans le but d’offrir des rendements toujours supérieurs à ses clients.

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Pour en savoir plus sur Mount Murray Investment.

Webinaire «Montréal peut-elle devenir un centre d’excellence en IA/ML en finance et gestion d’actifs?»

Contexte et Vision
Montréal est reconnue mondialement pour son écosystème d’intelligence artificielle (IA), mais, la plupart des projets de recherche et applications sont orientés vers des secteurs non financiers. Il y a donc une lacune – «a missing link» que le projet FIAM (Forum d’Investissement Alternatifs de Montréal) vise à combler.

Ce premier webinaire d’une série d’événements organisés par FIAM avec ses partenaires, vise à recueillir commentaires et suggestions de gestionnaires de portefeuille, de chercheurs, scientistes de données, d’entrepreneurs, d’étudiants, de fintech, de dirigeants de fonds de pension, et autres parties prenantes, sur l’importance de combler ce vide. Ce qui permettrait de contribuer à la vision de FIAM de faire de Montréal un Centre d’Excellence reconnu au niveau Canadien et à l’international grâce à des affiliations / partenariats avec des organismes, universités, Instituts qui œuvrent dans le même espace.

Programme
Partie 1 :  tour de table – chacun panéliste présente comment la science des données (AI / ML) entre dans leur stratégie, processus de gestion et/ou projets – défis, succès et déception
Partie 2 : Échange type “brainstorming” sur le thème central, Est-ce important de combler ce vide? Que faire? Les Fintech ont-ils un rôle à jouer? Avons-nous le bassin de talents nécessaire? Quels devraient être les intervenants clés? Importance du maillage avec les universités etc…
Conférenciers
– Claude Perron, Président Émérite, Gestion Cristallin et fondateur de FIAM
– Carl Dussault, PDG et fondateur, Evovest
– Jérémie Desgagné-Bouchard, Associé et Directeur scientifique, Evovest
– Karl Gauvin, Consultant en Gestion d’Actifs
– Christian Felx, Directeur, Recherche et Investissement Responsable, Desjardins
– Jean-Marc Patenaude, Président et VP Technologie, Laplace Insights

Modérateur 
– Michael Albo, PDG et fondateur, Data Science Institute

Dénicher la crème de l’alternatif pour offrir une diversification optimale

C’est à la fois son fort attrait pour l’entrepreneuriat et son souhait d’offrir aux investisseurs des produits alternatifs de haute qualité qui ont poussé Geneviève Blouin à lancer la firme de gestion de portefeuille Altervest en 2010.

En effet, en ayant d’abord œuvré au sein de grandes institutions du milieu de la finance à Montréal, dont la Caisse de dépôt et de placement du Québec, la présidente d’Altervest explique qu’elle s’est rendu compte qu’il y avait un manque en ce qui a trait à la catégorie d’actifs qui est aujourd’hui au cœur de son entreprise. « Je trouvais qu’il y avait  très peu de produits alternatifs intéressants sur le marché. De plus, je considérais que les produits dérivés étaient soit mal utilisés ou sous-utilisés. »

Geneviève Blouin, CFA,CMT
Présidente et Fondatrice
Gestion Privée & Fonds Alpha Pur

C’est ainsi que sa mission et la ligne directrice pour Altervest sont devenues claires : être la référence en matière d’intégration de placements alternatifs en portefeuille afin d’en améliorer la diversification, et ce, en appliquant une gestion du risque prudente qui réussit tout de même à maximiser les rendements pour les investisseurs.

« En tant qu’entrepreneure, je carbure aux défis et ce qui me passionne dans le fait d’être une gestionnaire indépendante, c’est d’avoir la flexibilité de trouver des produits vraiment adaptés au besoin du client même si ceux-ci sont complexes. » Afin d’illustrer ce qu’elle considère être son rôle et celui de son équipe, Mme Blouin donne l’image d’aventuriers qui explorent la jungle de fond en comble en quête de trésors uniques.

« C’est un travail de longue haleine. Il faut d’abord débroussailler les chemins non défrichés pour dénicher de nombreux gestionnaires et ensuite éplucher tous leurs prospectus. À travers ce tri, nous cherchons surtout des gestionnaires qui savent bien gérer le risque. Personnellement, ça ne me dérange pas d’aller chercher des fonds avec une performance moindre si je constate que leurs gestionnaires ont su mieux préserver le capital que la compétition dans les périodes où il y a eu de grosses corrections de marché, car ce sont ces fonds qui vont surperformer à long terme.  »

Elle croit que la méthode d’Altervest pour gérer le capital de ses clients se démarque par une gestion du risque à la fois innovatrice, rigoureuse et conservatrice, ce qui n’est pas peu dire quand il est question de placements alternatifs.

Stratégies gagnantes en période tumultueuse

Altervest se concentre principalement sur la gestion privée des actifs d’individus fortunés, mais développe aussi à travers les mandats qu’on lui confie ses stratégies internes aidant à équilibrer certains portefeuilles. Devant l’instabilité des marchés en période de pandémie mondiale, Geneviève Blouin considère que la rigueur employée par sa firme prend toute son importance. Elle mentionne entre autres la performance enviable de la stratégie d’Opportunités Nord-Américaines d’Altervest. Au cours du troisième trimestre, le portefeuille a généré un rendement de 10,8 %, nettement supérieur à celle de son indice de référence, composé à parts égales du S&P/TSX60 et du S&P500 qui a connu une performance de 5,6 %.

« La bonne performance s’explique entre autres par une allocation aux entreprises technologiques qui font des affaires en ligne et à de solides entreprises à l’abri de la pandémie comme par exemple, Five Below (détail escompte), Park Lawn (cimetière) et Check Point (cybersécurité) », élabore la présidente d’Altervest.

Cette dernière indique également que les importantes perturbations de marché causées par la propagation du coronavirus à l’échelle internationale ont aussi constitué une belle occasion pour son équipe et elle de vérifier si les gestionnaires externes à qui ils ont confié des actifs étaient bel et bien équipés pour faire face aux tempêtes. Mme Blouin rappelle ainsi la fameuse citation de Warren Buffet : « C’est seulement lorsque la marée baisse que nous pouvons découvrir qui se baignait sans maillot de bain. » Tout comme le célèbre financier, elle considère que les périodes difficiles sont très utiles et a récemment fait bon usage des récentes corrections de marché pour trier le bon grain de l’ivraie parmi sa sélection de gestionnaires.

Croire en la force des gestionnaires locaux

Geneviève Blouin, qui est également la fondatrice et la présidente du conseil d’administration du Conseil des gestionnaires en émergence (CGE), fait valoir que la position des gestionnaires indépendants de plus petite taille est avantageuse par rapport à celle des grandes institutions quand vient le temps d’innover de concevoir des stratégies uniques pour les investisseurs. « Nous avons beaucoup plus de flexibilité et moins de restrictions. Cela nous permet de développer notre expertise à fond », dit la spécialiste des dérivés. Elle n’hésite d’ailleurs pas non plus elle-même à faire confiance à des gestionnaires émergents d’ici pour gérer une partie des actifs de ses clients.

Outre cela, Mme Blouin est d’avis que d’encourager le foisonnement des gestionnaires locaux dans l’écosystème financier canadien et québécois est essentiel pour assurer son dynamisme et sa diversification. « Il ne s’agit pas de dire que les petits gestionnaires sont meilleurs que les grandes institutions, mais plutôt de reconnaître leur contribution à l’évolution du secteur financier, notamment par l’apport de nouvelles idées, par la création de nouveaux produits et par le développement de la technologie. »

Vers un avenir responsable

Dans cette optique de vouloir offrir des produits innovateurs répondant à l’évolution des besoins des investisseurs, la présidente d’Altervest et son équipe travaillent en ce moment sur une stratégie Actions canadiennes ESG qui devrait être lancée en janvier 2021. « Je crois beaucoup à l’importance d’être socialement responsable et  au diction “Acheter, c’est voter.” Nous remarquons aussi de plus en plus cette préoccupation chez nos clients et nous voulons leur permettre d’intégrer leurs valeurs personnelles à leur stratégie d’investissement », affirme Mme Blouin.

Elle est convaincue que ce nouveau produit qu’elle affectionne tout particulièrement aurait aussi sa place dans les portefeuilles des investisseurs institutionnels. D’ailleurs, Altervest a déjà amorcé des discussions avec le Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PGEQ) afin d’ouvrir les canaux de communication avec ceux-ci. « Tout comme le CGE, le PGEQ nous aide, nous, les gestionnaires en émergence à se tailler une place dans l’écosystème financier du Québec, car nous avons beau offrir produits exceptionnels et innovateurs, le défi d’un gestionnaire émergent en croissance demeure toujours l’obtention de visibilité », résume Geneviève Blouin.

Pour en savoir plus sur Altervest.

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Allard, Allard & Associés : la science de l’investissement au profit du client

Lancée en 1995, Allard, Allard & associés est heureuse de participer à cette série de profils de gestionnaires de portefeuille, un projet du Conseil des gestionnaires émergents (CGE).  « Favoriser ainsi l’expertise locale contribue à bâtir une industrie forte à Montréal et à retenir ici les jeunes de talent formés dans nos excellentes universités », souligne Caroline Allard, vice-présidente chez Allard, Allard & associés.

« C’est une idée extraordinaire et je crois que notre position géographique et philosophique en tant que Québécois nous donne une plus grande ouverture sur le monde que celle de nos voisins américains, en plus de l’environnement cosmopolite que représente Montréal, alors il s’agit d’un endroit de choix où gérer des portefeuilles », ajoute Alexandre Legault, vice-président, Allard, Allard & associés. Il indique également que Montréal étant l’une des villes au taux le plus élevé d’analystes financiers agréés (CFA) par habitant, bon nombre de ces professionnels tendent à s’exiler en Ontario, aux États-Unis ou à Londres pour s’épanouir dans leur domaine. « Confier des mandats de gestion d’actifs à des firmes locales est donc essentiel pour que les investisseurs de talent demeurent chez nous, ce qui est bien sûr bénéfique pour nous tous ».

L’investissement dans le sang

CAROLINE ALLARD, CFA (since 2002)
Vice-president
Portfolio Manager

Ayant très bien réussi à titre d’associé fiscaliste chez KPMG, Jean-Pierre Allard décide de prendre sa retraite à 50 ans pour poursuivre sa passion, l’achat de titres sur les marchés boursiers. Il gérait ses propres placements et avec une approche inspirée de Warren Buffet, il a commencé à le faire pour des membres de sa famille et des collègues qui s’étaient empressés de faire appel à ses services, puisqu’impressionnés par son succès.

Le fils de M. Allard, Louis, alors ingénieur chez Createch, avait complété un M.B.A option finance lorsque son esprit d’entreprise l’a incité à se joindre à son père pour créer Allard, Allard & associés. « De bouche-à-oreille, les clients satisfaits ont partagé leur expérience positive et la firme a aujourd’hui plus d’un demi-milliard d’actifs sous gestion », raconte M. Legault. L’équipe rassemble quatre gestionnaires de portefeuille, Mme Allard, Louis Allard, Andrew Kost et M. Legault. C’est en 2002 que Caroline Allard a fait son entrée dans la firme, mettant à profit son baccalauréat en administration et sa formation de CFA pour optimiser le profil de compétences de l’équipe. Avec le titre CFA, le feu sacré pour le domaine financier et un diplôme de maîtrise en administration , M. Legault s’est joint à la firme en 2012.

La famille Allard a donc toujours été passionnée par l’investissement. C’est le livre de Benjamin Graham, L’investisseur intelligent, sorte de bible de l’investissement valeur, qui a joué le rôle d’élément déclencheur pour le fondateur d’Allard, Allard & associés. « Quand j’étais toute petite, mon père avait toujours le nez dans les cotes financières, il en parlait tout le temps, c’était un sujet de conversation quotidien à la table », se rappelle Mme Allard. « Donc, à l’instar d’Obélix, je pense que Caroline et Louis sont tombés dedans quand ils étaient petits », explique M. Legault. « Il y a des familles qui parlent de politique, d’autres qui parlent de hockey, ou de religion », dit-il. « Les premières fois où j’ai dîné avec les Allard, la discussion portait plutôt sur les firmes qui avaient récemment annoncé d’excellents résultats financiers. »

L’avantage Allard, Allard

ALEXANDRE LEGAULT, MBA, CFA (depuis 2012)
Vice-président
Gestionnaire de portefeuille

Si Allard, Allard & associés a toujours géré des actions canadiennes, la crise du crédit de 2008 a présenté des opportunités intéressantes au sud de la frontière, alors la firme gère également des actions mondiales depuis maintenant 12 ans. Aussi, quoique les clients demeurent principalement privés, l’adhésion au Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PGEQ) en 2016 a eu l’effet d’un sceau d’approbation, lui permettant de développer le segment institutionnel. Innocap et le PGEQ ont aussi permis à la firme de mieux documenter ses procédures, notamment en ce qui concerne la conformité. De plus, en devenant signataire des Principes pour l’investissement responsable (PRI), elle a intégré les enjeux relatifs à l’environnement, sociaux et de gouvernance (ESG) à son analyse de titres, ce qui est bénéfique en matière de gestion des risques, en plus de répondre aux préoccupations de sa clientèle.

Cette clientèle composée de clients privés, de fondations et de régimes de retraite bénéficie de solutions personnalisées et efficaces à long terme, reposant sur une approche factuelle qui s’appuie sur l’analyse financière des entreprises. « On investit à bon prix dans des entreprises profitables, génératrices de forts flux de trésorerie et solides financièrement, et c’est ce qui a rapporté pour nos clients depuis 25 ans », indique M. Legault. « De plus, les clients discutent de leurs portefeuilles directement avec les décideurs experts de la firme, plutôt qu’avec des représentants », explique-t-il. « Notre équipe solide qui allie l’expérience, le talent et les désignations professionnelles clés est certainement un grand facteur différenciateur pour Allard, Allard & associés », souligne Mme Allard.

Se mesurer aux grands

La concurrence s’accentue du côté des grandes banques et compagnies d’assurance pour Allard, Allard & associés. Puisqu’elles ont une solide force de vente et savent repérer toutes les possibilités d’affaires chez leurs clients, ces entreprises mettent bien à profit les services de gestion d’actifs. Les firmes d’investissement hors province font aussi partie des concurrents en ce qui concerne les mandats institutionnels d’envergure.

Pourquoi les investisseurs optent-ils souvent pour les grandes sociétés en ce qui a trait à leurs besoins en gestion d’actifs? « Il y a beaucoup moins de firmes indépendantes qu’avant et je crois que les investisseurs se sentent rassurés d’investir avec les plus grandes firmes », explique M. Legault.

Une autre source de concurrence est le choix de certains investisseurs d’acheter un indice directement d’un fonds négocié en bourse (FNB), les petites firmes subissant ainsi une pression de diminuer leurs honoraires alors que l’ampleur de leurs activités ne le permet pas nécessairement.

« Le phénomène de la gestion passive et quasi-passive, où beaucoup d’investisseurs achètent tout ce qu’il y a sur le marché sans se poser trop de questions, est pour nous un élément de différenciation qui nous permet de nous positionner et de nous promouvoir en tant que vrais investisseurs d’actifs », mentionne M. Legault.

Investir pour l’avenir

Ayant à ce jour plus de 650 millions $ d’actifs sous gestion, ses fonds communs de placement, une douzaine d’employés et la structure pour y arriver, Allard, Allard & associés peut poursuivre sa croissance tout en maintenant un service impeccable pour sa clientèle existante. « C’est essentiel pour nous d’être en mesure d’offrir le même service hors pair à notre clientèle actuelle qu’à nos nouveaux clients, au fil de l’évolution de notre entreprise », mentionne Mme Allard.

Avec l’aspiration à devenir un incontournable de la gestion de portefeuille, la firme prévoit aller au-delà du bouche-à-oreille et accroître sa reconnaissance au sein de l’industrie. « Au cours des prochaines années, on vise franchir le cap du milliard de dollars d’actifs sous gestion », précise M. Legault.

Pour en savoir plus sur la firme.

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