Gestionnaires émergents : vers une antenne ontarienne pour le CGE

Gestionnaires émergents : vers une antenne ontarienne pour le CGE

Gestionnaires émergents : vers une antenne ontarienne pour le CGE

L’initiative du Conseil des gestionnaires en émergence (CGE) ne passe pas inaperçue chez les entrepreneurs financiers du reste du Canada et nombre d’entre eux espèrent voir ce modèle être implanté bientôt chez eux.

« Les choses ont évolué énormément depuis la création du CGE, en 2014. Il est clair que nous attisons la curiosité et l’intérêt chez nos voisins de l’Ontario. Plusieurs gestionnaires ontariens nous demandent régulièrement à quel moment le CGE va s’implanter chez eux », confirme Geneviève Blouin, présidente fondatrice d’Altervest et présidente du conseil d’administration du CGE.

« Nous suivons avec beaucoup d’attention l’évolution du CGE et ses différentes initiatives », témoigne Jeff Brown, président-directeur général de 18 Asset Management, une firme établie à London, en Ontario.

« Je crois dans la pertinence d’implanter une section ontarienne d’un tel regroupement et je ne doute pas que les gestionnaires émergents d’ici puissent travailler de concert afin de favoriser leurs objectifs communs », ajoute-t-il.

Jeff Brown souligne avoir discuté de ce sujet à plusieurs reprises avec Geneviève Blouin et Louis Fortin, vice-président, distribution, investissements alternatifs, chez Dundee Global Investment Management, et membre du conseil d’administration du CGE.

Louis Fortin est chargé par le CGE du développement de l’éventuelle structure ontarienne, avec la collaboration de Guy Desrochers, vice-président et chef de la conformité chez IPSOL Capital.

« Nous avons effectivement amorcé des démarches et sondé l’intérêt de firmes ontariennes », mentionne Guy Desrochers.

La principale difficulté du projet, c’est qu’il n’existe pas à Toronto d’organisme équivalent à Finance Montréal, estime Guy Desrochers.

« Alors ce que nous cherchons, c’est un champion local intéressé à répliquer, dans un premier temps, une structure semblable à celle que nous avons mise en place au Québec, explique-t-il. Mais nous en sommes au tout début de nos approches. Dans les prochaines semaines, nous allons sans doute proposer un projet au conseil du CGE que nous allons ensuite soumettre aux membres, vers la fin de 2016 ou au début de l’année prochaine. »

Des besoins similaires

Le CGE regroupe une cinquantaine de firmes dont l’actif sous gestion est inférieur à 1 milliard de dollars (G$). Selon Geneviève Blouin, ces gestionnaires possèdent à la fois une expertise spécifique et des produits distinctifs. Le CGE a pour mission de promouvoir et contribuer au développement et à la croissance des entrepreneurs qui émergent en gestion de portefeuille et de fonds.

« Dès la fondation du CGE, l’idée d’avoir une portée pancanadienne était désirée, rappelle Guy Desrochers. Le but du CGE est d’accroitre la reconnaissance des gestionnaires en émergence. Nous le faisons par l’entremise de différentes activités et en les dotant d’outils, notamment en matière de conformité avec l’assistance de l’Autorité des marchés financiers. Mais le plus important consiste à éveiller l’intérêt des allocateurs d’actifs à cette réalité et envers ces firmes. »

Pour Geneviève Blouin, il y a beaucoup d’éducation à faire au Canada, « et ce travail doit se faire à travers l’ensemble des places financières canadiennes, un pas à la fois ».

« Aux États-Unis, cela fait plus de dix ans qu’ils structurent des programmes pour les gestionnaires en émergence. Le fonds de pension de l’État de New York, par exemple, investit 5 % de ses actifs sous gestion auprès des gestionnaires en émergence. En contrepartie au Canada, il n’existe tout simplement pas de culture en la matière. Le seul programme existant est le Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PEGQ), que Finance Montréal est en voie de mettre en œuvre », illustre-t-elle.

Tous les joueurs de l’écosystème ont donc intérêt à participer à un projet comme celui du CGE, et à le voir prendre racine à travers le pays, estime Geneviève Blouin.

« Lors du lancement du CGE, nous disions que pour faire de Montréal une place financière forte, il fallait arrêter d’avoir peur de nos compétiteurs locaux et travailler ensemble pour faire grandir la tarte plutôt que de se battre pour avoir un morceau d’une plus petite tarte. C’est vrai pour Montréal, mais c’est aussi vrai pour le Canada », ajoute-t-elle.

Jeff Brown abonde dans le même sens : « l’objectif ultime de la démarche devrait être la création d’un réseau national de gestionnaires en émergence ».

Bien que les besoins soient les mêmes à l’échelle du Canada, la première étape, c’est vraiment l’implantation d’un chapitre du CGE en Ontario, signale toutefois Guy Desrochers.

« Si quelqu’un de l’Alberta ou de la Colombie-Britannique levait la main pour être le champion local et porter le projet, probablement que nous considérions cette perspective. Mais nous sommes tous des gestionnaires émergents, en démarrage d’entreprise, alors nous avons déjà amplement à faire et c’est pourquoi nous désirons, pour l’instant, concentrer nos efforts sur l’Ontario », lance-t-il.

 

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