Les gestionnaires en émergence veulent se faire connaître.

Publié le 06 mars 2014,  LÉONIE LAFLAMME-SAVOIE
FI – Finance et Investissement 

Souvent ignorés par les grands investisseurs institutionnels, les gestionnaires d’actif émergents ont décidé de se regrouper pour se faire connaître d’avantage à l’échelle nationale et internationale.

L’organisation, le Conseil des gestionnaires en émergence (CGE), est pancanadienne, mais a des racines québécoises. Geneviève Blouin, présidente fondatrice d’Altervest, une firme de gestion gérée et détenue par des femmes, préside le conseil d’administration du CGE qui regroupe une quarantaine de firmes.

« En fait, j’ai trouvé personnellement que c’était particulièrement difficile de lancer une firme de gestion de portefeuille, et ce, au Québec comme ailleurs au Canada, explique-t-elle. Je crois que ce n’est pas dans la culture canadienne d’allouer des actifs à des petits gestionnaires émergents locaux.»

Plusieurs obstacles se dressent sur la route des entrepreneurs financiers, en plus de la lourdeur réglementaire, il est fréquent que les investisseurs institutionnels aient des politiques de placement peu compatibles avec l’allocation d’actifs à des firmes de petite taille.

« Certains n’investissent pas auprès de gestionnaires qui n’ont pas 1 G$ d’actif sous gestion ou attendent que la firme ait un historique de rendement d’au moins trois ans, note Geneviève Blouin. Ces politiques écartent de facto les gestionnaires émergents.»

Concrètement, et avec l’aide de gens d’expérience comme Vital Proulx et Robert Brunelle d’Hexavest qui siègent sur son conseil d’administration, le CGE vise à amener les institutions et les familles fortunées à investir au moins 1,5 G$ auprès de gestionnaires en émergence locaux d’ici les deux prochaines années.

De plus, le CGE espère faire mieux connaître les gestionnaires émergents en mettant sur pied des initiatives comme la publication d’un guide des firmes montréalaises qui pourra être distribué aux allocateurs d’actifs.

« Juste le fait d’avoir un site web où n’importe quel client potentiel international peut retrouver tous les gestionnaires émergents est déjà un grand pas, indique Geneviève Blouin. De plus, avoir un livret rassemblant toutes les firmes aidera aussi puisqu’il pourra être distribué lorsque de grands gestionnaires comme la Caisse de dépôt et de placement du Québec ou Hexavest recevront des clients. En passant à Montréal, ils pourront savoir qu’il y a d’autres gestionnaires et les visiter s’ils le désirent.» Le CGE sera officiellement lancé le 24 avril prochain lors d’une soirée tenue à la Bourse de Montréal.

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