L’entrepreneuriat en gestion d’actifs se donne une voix.

Publié le 25 avril 2014 RICHARD CLOUTIER
FI – Finance et Investissement

Le Conseil des gestionnaires en émergence (CGE) lançait officiellement ses activités le 24 avril, en marge d’un cocktail organisé à la Bourse de Montréal. Des représentants de la quarantaine de firmes membres, ainsi que bon nombre d’investisseurs issus du Québec, du Canada et des États-Unis, étaient sur place pour souligner l’événement.

Le CGE, dont la fondation remonte au 31 janvier dernier, se donne pour mission de promouvoir et contribuer au développement et à la croissance des entrepreneurs locaux qui émergent en gestion de portefeuille et de fonds. Il regroupe « des gestionnaires très qualifiés avec une expertise spécifique et des produits très distinctifs », explique Geneviève Blouin, présidente fondatrice d’Altervest et présidente du conseil d’administration du CGE.

« À la base, j’ai réalisé qu’il y avait énormément de talents chez les gestionnaires et peu de capitaux commis. Je me suis demandé pourquoi et la principale raison c’est qu’en fait, il y a une absence de promotion de ce talent », résume Geneviève Blouin, au sujet de la genèse de la nouvelle organisation.

Les firmes membres du CGE ont un actif sous gestion inférieur à 1 milliard $. « L’objectif initial est d’amener les institutions et les fortunes familiales à investir au moins 1,5 milliard $ avec des gestionnaires en émergence locaux au cours des deux prochaines années », mentionne Geneviève Blouin.

Selon la présidente du CGE, l’écosystème financier a besoin de l’apport des jeunes entrepreneurs. Sa croissance à long terme dépend du support qui sera offert à l’entrepreneuriat. « Est-ce qu’il faut forcer les décideurs à faire affaires avec les gestionnaires en émergence ? Certainement pas, dit-elle. Il faut que ça se fasse naturellement. Ce que le CGE, tout comme Finance Montréal essaie aussi de faire, c’est d’inciter les investisseurs institutionnels à se commettre et investir du capital. »

« Du côté des allocateurs d’actifs, il y a énormément de talent dans la salle. C’est vrai qu’il faut faire un petit effort pour les découvrir et peut être que ça prend encore plus de courage pour y investir. Cependant, il y a plusieurs études qui démontrent que le jeu en vaut la chandelle en ce qui a trait au rendement par rapport au risque », a pour sa part lancé Robert Brunelle, premier vice-président chez Hexavest et membre du conseil d’administration du CGE.

Se destinant à un rayonnement pancanadien, le CGE a confirmé à Finance et Investissement l’ouverture d’une antenne torontoise le 6 novembre prochain.

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